Jumping, tome 1 – Asahi Tsutsui

 

Mon avis : coup de 💕

Genre : tranche de vie, sport, romance
Public : tout public
Statut de la série : terminée au Japon
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 4

 

Résumé éditeur

À cause de son écriture très peu soignée, Ran a toujours été la risée de ses camarades de classe. Et pour ne rien arranger, depuis qu’elle a raté ses examens d’entrée à l’université, la jeune femme vit enfermée chez elle, ne sachant plus quoi faire de sa vie. Heureusement, Sayuri, sa seule véritable amie, décide de l’embarquer de force à Aomori, région plus reculée du Japon, où elle fait ses études. Elle y fréquente notamment le club équestre, en parallèle de ses études. Au contact des membres du club d’équitation, mais aussi des chevaux, Ran va, malgré son manque d’assurance, retrouver goût à la vie !

 

 

Quand Akata – éditeur que j’affectionne particulièrement – a annoncé un titre qui se déroule dans le milieu équestre j’étais plus qu’intriguée. Je suis une ancienne cavalière et à ma connaissance il n’y avait pas encore de manga sur ce thème. La lecture de l’extrait a achevé de me convaincre d’acheter le tome 1.

On y suit Ran, jeune fille angoissée, incapable de trouver sa place dans la société, sans estime d’elle-même. Son personnage pourrait être agaçant, son comportement assimilé à de l’auto-apitoiement, mais nous la voyons au contraire se débattre dès le départ pour changer les choses. Cependant son anxiété est la plus forte et la freine littéralement aux portes d’un examen. Par ailleurs cette dernière cache une grande sensibilité et empathie pour autrui : ce sont des caractéristiques que je ne peux que comprendre, aussi Ran a su me toucher.

Son petit rayon de soleil porte le nom de Sayuri, aussi extravertie que Ran est introvertie. Pour une raison qui échappe à celle-ci, la dynamique jeune fille lui offre son amitié et la pousse à des changements. J’adore Sayuri, elle est hyperactive, drôle et bienveillante : si elle donne l’impulsion à son amie, elle ne la juge jamais et ne la couve pas, confiante en la capacité de Ran à avancer.

Face aux chevaux, Ran est à la fois fascinée et effrayée. Et elle, la jeune fille paumée, se retrouve le sujet de l’affection d’un cheval pourtant considéré comme brisé et impossible à monter. Tsugaru recherche sa compagnie et l’accepte docilement comme cavalière au grand étonnement de tous les membres du club.

Particulièrement celui d’Hinagata : malgré son affection évidente pour l’animal, il ne parvient plus à communiquer avec lui. Cette fille inconnue et débutante l’intrigue donc sérieusement. Hina est également le beau gosse, intérêt romantique de l’héroïne, cependant loin de tomber dans les clichés du shojo, c’est surtout un adorable maladroit social, en contradiction directe avec son physique attirant.

Jumping est finalement un titre qui pourra plaire à tous. Bien sûr l’intrigue se déroule autour des chevaux, mais ce n’est pas vraiment un manga de sport, plutôt une histoire de recherche et de construction d’identité pour Ran, et je pense aussi pour Hina. Les chevaux sont plus là comme des thérapeutes que pour l’aspect compétition, en tout cas dans ce premier tome, où l’affection de Tsugaru donne à Ran une motivation pour se surpasser.