Eclat(s) d’âme, tome 1 – Yuhki Kamatani

Mon avis : coup de 💕

Genre : LGBT+, société, tolérance
Public : tout public
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 1
Tomes parus en VO : 3

Résumé éditeur

« Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder une vidéo gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde.

 

Eclat(s) d’âme est un manga difficile à chroniquer, à la fois pour ne pas trop en révéler et parce que parfois il n’y a rien à dire quand un titre est excellent, à part lisez-le !

Tout d’abord, je pense que c’est une lecture indispensable, en particulier pour les jeunes. À la fois pour ceux qui ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire avec leur homophobie – peu importe sa forme -, mais surtout pour ceux qui ont du mal à s’accepter. Car c’est ici le chemin que fait Tasuku, celui de sa vérité, de l’acceptation de qui il est et du poids du regard des autres.

Son parcours est ici décrit de manière extrêmement touchante, mais aussi avec une poésie incroyable. Les graphismes sont de toute beauté, remplis de symbolisme et la narration très visuelle plonge le lecteur en plein cœur des émotions et tourments du jeune héros.

Tasuku rencontre plusieurs personnages – réunis autour de leur mystérieux « hôte » – qui l’aident à évoluer, simplement en étant là et en partageant qui ils sont. Deux jeunes femmes sont particulièrement au cœur de ce premier tome et je les ai trouvé très touchantes ; la fin nous laisse entrevoir d’autres profils de la communauté LGBT pour la suite de l’histoire.

Avec Eclat(s) d’âme l’éditeur engagé Akata a encore déniché une pépite incontournable, j’ai vraiment hâte de lire le prochain volume !