Daisy, lycéennes à Fukushima, tomes 1 et 2 – Reiko Momochi

Mon avis : coup de 💕

Genre : témoignage, écologie, drame
Public : à partir de 12 ans environ
Statut de la série : terminée
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 2

Résumé éditeur

Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, la jeune Fumi Kubo n’ose plus sortir de chez elle, trop inquiète pour sa santé et des dangers éventuelles des particules radioactives présentes dans l’air. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu’elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n’était, quand même une simple pluie peut être la menace d’une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies.

Est-il possible de construire leur avenir sur cette terre polluée qu’est-devenue Fukushima ? En tant que filles, en tant que femmes, en tant que futures mères… Tandis que le reste de la jeunesse japonaise et du monde a le droit de profiter de sa vie dans l’insouciance, tandis que le monde entier a oublié le drame qui s’est abattu sur Fukushima et que ses habitants tombent dans l’oubli, quel avenir s’offre à ces adolescentes, à l’aube de leur vie d’adulte ?

 

 

Depuis que j’ai lu Double Je de Reiko Momochi j’avais prévu de découvrir son Daisy lycéennes à Fukushima. Comme avec son titre précédent, la mangaka aborde des sujets difficiles qui m’ont arraché des larmes à plusieurs reprises. Impossible en effet de rester de marbre face à cette histoire qui s’inspire de témoignages réels des jeunes de Fukushima.

Daisy désigne le nom du groupe de musique de quatre lycéennes que l’on suit quelques mois après le séisme. Elles réagissent chacune avec leur personnalité et leur sensibilité aux suites de la catastrophe. Autour d’elles, une ville traumatisée, qui n’ose plus laisser ses enfants jouer dehors, s’affole à chaque averse, garde les yeux rivés sur les dosimètres. Les retombées économiques sont également énormes, obligeant nombre de familles à lutter d’une façon ou d’une autre pour subsister à leurs besoins.

L’une des questions qui revient le plus se résume ainsi : partir ou rester ? Il n’y a aucune bonne réponse, quitter la préfecture pour se mettre en sécurité et retrouver un emploi ou rester dans son pays natal pour le reconstruire, chaque choix est compréhensible et douloureux.

Dans le tome 2 Fumi étend sa conscience de la portée de la catastrophe nucléaire en découvrant la vie des réfugiés. Ces derniers vivaient au plus près de la centrale et ont tout perdu. Peu à peu la jeune fille comprend jusqu’où les vies qui l’entourent – et pas seulement celles de ses proches – sont impactées, leur sentiment d’être abandonnées par les autorités, les discriminations auxquelles elles doivent faire face.

Ce débat écologique est approfondi par les textes qui se trouvent en fin de volume. L’état des lieux sur la vie à Fukushima 3 ans après la catastrophe m’a de nouveau tiré des larmes, les informations sur le nucléaire m’ont donné matière à réflexion. Un titre important pour comprendre comment la vie quotidienne d’habitants d’un des pays les plus développé au monde a été bouleversée le 11 mars 2011.